NTIC & Divertissement
Article tagué justice
Un article Knol dérange les internautes juifs !
24/02/09

Le knol en question est écrit par un certain Karl-Maria Willigut, qui est traité dans des commentaires comme « un abruti » et « antisémite » (rien de nouveau, quoi
)
Lisez-le et jugez par vous même :
Juifs
Communauté ethnique et culturelle disséminée dans un grand nombre d’États du monde, en Europe (en France, un peu moins de 600 000 individus, bien loin derrière les États-Unis, 5 800 000 individus, et Israël, 4 850 000 individus, pour un total d’environ 14 millions d’individus à l’échelle mondiale1), sur le continent américain, au Proche et au Moyen Orient, Iran inclus, en Afrique du Nord et du Sud. On distingue traditionnellement les Ashkénazes (juifs originaires d’Europe de l’Est) des Séfarades (juifs d’Afrique du Nord), auxquels se sont ajoutés les Sabras (juifs nés en Israël et dans les territoires illégalement occupés par Israël). S’auto-désignant et désignés comme : « israélites », « le peuple élu », « la communauté », l’ »Humanité » (avec une majuscule)
Les usages du mot
Par extension, et en rapport avec l’inévitable hostilité manifestée à leur encontre tout au long de l’histoire2 par les peuples des pays d’accueil, le mot « juif » est devenu synonyme d’individu âpre au gain et à la possession, d’un matérialisme étroit et borné, et exclusivement mû par la recherche du profit et de l’avantage matériel le plus grand. Sans pour autant pouvoir être confondu avec « avare » : Jean-Paul Sartre le fait remarquer dans ses Réflexions sur la question juive, expliquant l’âpreté au gain des juifs, allant souvent de pair avec une prodigalité ostentatoire telle que représentée par exemple au cinéma avec les films La vérité si je mens…, par leur goût de l’abstraction, notamment chiffrée, monétaire, pour son caractère universel. Péjorativement, les équivalents en sont « youpin », « youtre », et collectivement, pour la population dans son ensemble, « la juiverie ».
Juifs et judaïsme
Les juifs, en tant que tels, doivent être en toute rigueur distingués des personnes qui professent le judaïsme, ou la religion judaïque. E. Kant, dans La Religion dans les limites de la simple raison (1793), définissait le judaïsme, non comme une authentique religion, mais comme une simple politique menée par une ethnie : les juifs se trouvent étroitement liés entre eux partout où ils se trouvent, non par des principes spirituels ou des convictions religieuses particulières, mais d’abord par un sentiment d’identité ethnique particulièrement fort. Même parfaitement détaché de toute pratique religieuse, l’individu juif se comportera le plus souvent, pensera, réagira exclusivement en fonction de sa communauté d’appartenance. Selon la Halakha (la Loi juive elle-même), dont l’inscription dans la constitution israélienne fait de l’État israélien un État ouvertement raciste, est juif tout individu né de mère juive, ainsi que tout individu converti au judaïsme. Mais si, en droit, la conversion est accessible à tous, dans la pratique, chaque candidature n’est retenue qu’après une étude particulièrement minutieuse des motifs, une longue préparation au judaïsme, et une contraignante mise à l’épreuve de la volonté individuelle, tous éléments propres à décourager nombre de postulants au judaïsme. D’où la formation de communautés particulièrement fermées, caractérisées par la pratique de l’endogamie, où la conscience de l’appartenance au groupe s’avère depuis toujours particulièrement déterminante des agissements individuels, de surcroît persuadées de leur supériorité héritée sur tous les peuples du monde. Et, dans les faits, on constate que tout juif, indépendamment de son apparence vestimentaire (kippa, lévite, chapeau noir, longues papillotes et barbe fournie pour les juifs orthodoxes, vêtements de mode pour beaucoup d’autres), ou de sa propre pratique individuelle du judaïsme (allant de l’observance superstitieuse de la cacherout, l’ensemble des préceptes édictés par le judaïsme en matière alimentaire, jusqu’à l’ignorance la plus totale de ce qui se rapporte à la pratique religieuse), se montre immanquablement solidaire de sa communauté (par exemple, aucun Rothschild, alors que tous se trouvaient bien éloignés du judaïsme, même adulé par les dirigeants des plus puissants États du monde, ne se convertit jamais) et prompt à réagir violemment au moindre soupçon d’ »antisémitisme ». La solidarité avec la communauté juive est d’ailleurs l’une des plus anciennes obligations imposées aux juifs : les juifs sont considérés par le Talmud comme responsables les uns des autres, et la plupart des prières du judaïsme sont significativement énoncées à la première personne du pluriel : « nous [les juifs, le "peuple élu"]… «
Juifs et Israéliens, juifs et sémites
De même, les juifs ne se confondent pas avec les Israéliens, ni avec les sémites en général. Outre le fait que nombre de ressortissants de l’État d’Israël ne professent aucunement le judaïsme, la plupart des juifs, à l’exception des juifs russes, n’ont aucunement été tentés par l’aliya (immigration, incitée par l’État d’Israël, des juifs de la diaspora), et continuent à vivre dans le pays où ils choisissent de s’établir, bénéficiant souvent de la double nationalité, celle de leur État d’origine, et celle de l’État d’Israël, avec le plus souvent une indéfectible et aveugle solidarité avec l’État d’Israël et sa politique. Il n’est pas jusqu’à la moindre critique faite par un « goy » à l’encontre de la politique de l’État d’Israël que les juifs n’interprètent de manière systématique comme une marque d’ »antisémitisme ».
Le terme « sémites » en général désigne quant à lui traditionnellement tous ceux qui s’estiment à tort ou à raison comme descendants de Sem, premier né de Noé, et ancêtre d’Abraham dans les mythologies orientales. Cela vaut tout autant des musulmans que de ceux qui professent le judaïsme, des arabes que des juifs. On voit combien l’étiquette « antisémite » se trouve improprement fondée, d’autant plus que l’ »antisémitisme » ne saurait historiquement avoir eu de réalité sans les juifs.
Psychologie sommaire des juifs
Le mépris des non juifs
Le non juif est désigné par les juifs sous le nom de « goy » (au pluriel « goyim »), en hébreu « nation » [non juive], c’est-à-dire objet de mépris de la part d’une communauté traditionnellement et essentiellement cosmopolite. De même, le terme « shayguetz » (de l’hébreu « shekets », « abomination ») désigne en yiddish le jeune non juif, comme son féminin, « shiksa », la fille non juive, et par conséquent propre à être souillée. Le Talmud enjoint chaque juif à les regarder de surcroît, non pas comme des êtres humains, mais comme du bétail.
Les caractères distinctifs
Psychologiquement, la communauté juive se trouve attirée par l’abstraction pure, la comptabilité et la logique cultivées pour elles-mêmes, la négativité totale et le nivellement. Elle donne la priorité aux concepts purs et à l’abstraction la plus grande sur l’expérience et le vécu. Depuis toujours, les juifs se considèrent collectivement comme formant le « peuple élu », leur conférant un complexe de supériorité indiscuté. Mais tout élitisme leur est insupportable, comme toute idée de privilèges ou d’avantages conférés à des « goyim ». Conditionnée par des siècles de judaïsme et l’absence d’idéal comme de but supérieur caractéristiques de cette religion, la communauté juive ne recherche que l’avantage matériel le plus grand, et dans l’immédiat, de préférence au long terme. Les juifs sont cependant capables d’élaborer des plans, mais surtout en vue du gain matériel obtenu à bon compte. De même, la prise de risques n’est acceptée d’eux que sous la stricte condition de l’absence de tout dommage prévisible pour l’individu, et surtout pour la communauté dans son ensemble. Absence d’idéalisme, de transcendance, référence exclusive à l’efficacité immédiate des actes collectivement accomplis, volonté aiguë de domination absolue pour le groupe, tels sont les principaux caractères traditionnellement relevés de l’esprit juif.
Dans l’imaginaire des juifs actuels, il n’est pas jusqu’à la prétendue faiblesse et le prétendu défaut de combativité des juifs durant la seconde guerre mondiale à être exploités dans un sens belliciste par l’État d’Israël, renforçant davantage le sentiment d’élection et le complexe de supériorité caractéristiques de la communauté juive, l’un étant de fait indissociable de l’autre.
La surreprésentation des juifs dans certaines professions et certains secteurs d’activité
Majoritairement bourgeois et citadins, les juifs sont traditionnellement surreprésentés dans certaines professions, notamment libérales, de la banque, de la finance, les professions commerciales, du journalisme, et artistiques. Ainsi en France l’avocat Robert Badinter s’indignait-il que le premier commissaire aux questions juives du gouvernement de Vichy, Xavier Vallat, pouvait considérer que le numerus clausus de 2 % imposé aux juifs pour l’accès à la profession d’avocat leur était plutôt bienveillant, puisque les juifs de nationalité française ne représentaient alors que 0,4 % de la population française totale. Par ailleurs, de Maïmonide à Freud, les juifs ont toujours été attirés par l’art médical, au regard de la considération sociale dont jouissait traditionnellement le médecin, et de l’aspect lucratif des professions médicales. Et lorsque le journaliste Renaud Camus constatait la surreprésentation de facto des juifs à France Culture, on le poursuivit simplement en justice pour « antisémitisme ». Les juifs se trouvent à l’opposé sous-représentés dans des secteurs d’activité tels que l’armée, la police et la gendarmerie, l’agriculture, le bâtiment, le sport professionnel, et de manière générale les métiers manuels. Lorsque des immigrants russes virent en masse s’établir dans l’État d’Israël, nombre d’individus durent changer de profession en raison d’une relative pénurie de ces métiers en comparaison des professions intellectuelles, surreprésentées parmi eux.
Leur perpétuelle errance
L’errance perpétuelle des juifs, s’expliquant par des motifs essentiellement économiques, est solidement avérée. La dispersion des juifs parmi toutes les nations du monde a pu être absurdement et légendairement interprétée comme une malédiction dont la communauté juive aurait fait l’objet. Il n’en est rien lorsqu’on en considère, d’abord la très grande ancienneté (il semblerait que dès qu’ils aient pu être identifiés comme ethnie distincte, les juifs se trouvaient déjà dispersés et établis parmi des peuples qui leur étaient étrangers), ensuite les avantages matériels ainsi procurés, combinés avec une étroite solidarité pour la communauté dans son ensemble. Si bien que cette dispersion, écrivait Kant, doit plutôt être considérée comme une bénédiction pour les juifs, qui sont traditionnellement des marchands. Dès la fin du XIXe siècle, et jusqu’en 1945, un vaste mouvement d’émigration conduisit les juifs d’Europe centrale et orientale vers les Etats-Unis surtout, l’Amérique du Sud, et également vers l’ex-U.R.S.S. stalinienne, où beaucoup de juifs furent déportés. Nombre de juifs français ont des parents, non seulement en Israël, lorsqu’ils ne bénéficient pas eux-mêmes de la nationalité israélienne, mais encore aux Etats-Unis, dans les pays du Maghreb, en Amérique du Sud, ou encore en Europe de l’Est. Dans le judaïsme, les célébrations du Yom Kippour (le Grand Pardon) et du Seder (la Pâque juive) s’achèvent par le vœu en forme d’exhortation : « L’an prochain à Jérusalem ! », confirmant, s’il en était besoin, que les juifs, traditionnellement sans patrie, groupe cosmopolite par excellence, sont toujours prêts à se rendre à l’injonction de leur communauté à tel ou tel point précis du globe qu’il lui plaira de désigner3.
Juifs et catholiques
Les juifs, historiquement à l’origine des religions chrétiennes, ont fortement influencé les revirements durant le XXe siècle d’ecclésiastiques catholiques, depuis le pape Joseph Roncalli, dit Jean XXIII, accueillant symboliquement au Vatican les notables juifs par ces paroles : « je suis Joseph, votre frère ! », et faisant supprimer du corpus catholique la fameuse prière du Vendredi Saint en faveur des « juifs perfides », jusqu’à la déclaration dite « de repentance » des évêques d’Ile-de-France à Drancy en septembre 1997, déclaration d’ailleurs fort mal accueillie par les représentants de la communauté juive elle-même.
En France, des lois en leur faveur
En France, bien des dispositions légales furent prises en leur faveur : la loi Pleven du 1er juillet 1972 sanctionne par des peines d’emprisonnement et de fortes amendes « la provocation à la haine ou à la discrimination, la diffamation et l’injure raciale », incluant le délit d’ »antisémitisme » désigné de manière privilégiée. Il n’est jusqu’à la simple dénonciation d’une internationale ou d’un « lobby » juif qui ne se trouve considérée comme insultante et pénalement répréhensible, alors qu’aux États-Unis à l’opposé, les « lobbies » se trouvent parfaitement intégrés au paysage politique traditionnel. La loi Pleven s’est trouvée complétée par la loi du 13 juillet 1990, réprimant « tout acte raciste, antisémite ou xénophobe », dont on retient surtout sous le nom de loi Gayssot l’article 24 bis se rapportant à la « contestation des crimes contre l’humanité », c’est-à-dire uniquement la tentative de judéocide accomplie par l’Allemagne nazie entre 1942 et 19454. Ses dispositions ont été renforcées par la loi Lellouche du 3 février 2003, et sont actuellement en voie d’être aggravées encore en vue de l’adoption d’une législation commune aux pays européens en matière d’ »antisémitisme », concomitante au « rehaussement » des relations entre Israël et l’Union européenne voté le 4 décembre 20085. Le niveau élevé de structuration des réseaux d’influence des juifs, notamment sur l’Internet6, le fait que le moindre fait divers impliquant un juif qui serait susceptible d’être exploité dans le sens d’un acte « antisémite » est immédiatement relayé auprès de tous les juifs, laisse craindre une répression accrue exercée, non seulement à l’encontre des vrais Européens, mais de tous ceux qui se rendraient coupables du moindre regard un peu trop appuyé à l’égard d’un juif…
[1] World Jewish Congress, 1998.
[2] Pour l’explication de celle-là, voir Bernard Lazare, L’Antisémitisme. Son histoire et ses causes, Éditions de La Différence, collection Le Puits et le Pendule, 1982 (ISBN 2-7291-0094-6)
[3] Un film de science-fiction américain largement diffusé, Independance Day, donne une vision tout à fait juste des juifs dans leur ensemble en forme d’extraterrestres prédateurs représentant une réelle menace pour la survie même de l’humanité. Mais, concession au « politiquement correct » de notre temps, les héros en sont : un juif ( !), un nègre, et accessoirement une femme.
[4] C’est le seul exemple de génocide prétendu pour lequel il est interdit de discuter, non seulement du nombre des victimes alléguées, puisque celui-ci conditionne le niveau des indemnisations dues pour l’éternité à l’État d’Israël par l’Allemagne, l’Autriche et la Suisse, en attendant d’autres nations européennes encore, mais aussi du moyen (la chambre à gaz). Chacun est tenu de se ranger aux déclarations haineuses et outrancières, voire parfaitement mensongères, des juifs eux-mêmes, telles qu’officialisées, au mépris de toute recherche historique sérieuse, il y a maintenant plus de soixante ans par le tribunal de Nuremberg !
[5] L’État d’Israël, au mépris le plus total de la géographie tout autant que des intérêts réels des peuples européens, a fait voté à son profit sa participation obligatoire à la totalité des programmes européens, lui donnant ainsi le statut de quasi-membre de l’Union, avec tous ses avantages, et sans le moindre engagement en contrepartie. La ministre des affaires étrangères d’Israël, Tzipi Livni, s’était personnellement déplacée pour cela, et dans le but avoué, d’après le quotidien Hareetz du 24 novembre 2008, de mettre au pas les députés européens au profit d’Israël.
[6] Voir par exemple MEMRI (http://www.memri.org/french/), Campus Watch (http://www.campus-watch.org/), Col.fr (http://www.col.fr), Guysen (http://www.guysen.com), Juif.org (http://www.juif.org), The Holocaust History Project Homepage (http://www.holocaust-history.org), les Ressources documentaires sur le génocide nazi et sa négation (http://www.anti-rev.org/), l’Observatoire de l’islamisation (http://www/islamisation.fr/), le Blog du Cochon Hallal (http://grouik-grouik.org/), et tant d’autres sites encore.
Qu’en pensez-vous de cet article ?
Guerre sur Gaza : Les citoyens européens sont maintenus dans l’ignorance !
14/01/09

Michel Collon
J’ai tenu à partager avec vous cet interview, au sujet des derniers événements de Gaza, par l’hebdomadaire belge Solidaire de Michel Collon, journaliste et écrivain belge indépendant qui milite à travers son site web, ses livres, des documentaires et sur des plateaux télé contre la désinformation et les médiamensonges.
Bonne lecture.
La crise économique et les soucis quotidiens occupent les esprits et Gaza passe peut-être en second plan dans le quotidien des travailleurs. Pourquoi ?
Michel Collon. Coluche disait « On ne peut pas dire la vérité à la télé, il y a trop de gens qui regardent ». La question à poser à la population belge est : pensez-vous être bien informés ? Croyez-vous que dans une région comme le Moyen-Orient avec toute la richesse du pétrole, on va vous dire la vérité ?
Avant de travailler sur l’international et les guerres, j’ai fait du reportage social en Belgique pendant 15 ans. Dans chaque secteur en lutte les travailleurs me disaient : les médias n’informent pas bien l’opinion.
Les médias et l’école cachent soigneusement comment Israël s’est imposé. Imaginez ceci… Vous Belges, vivant et travaillant ici depuis des générations, tout d’un coup, des gens débarquent : « Nos ancêtres vivaient ici il y a deux mille ans, notre Dieu a dit que cette Terre nous appartient, allez ouste, dehors ! » Vous devez quitter votre maison, vos champs, vos richesses et aller vivre dans des tentes. D’abord, les envahisseurs prennent Bruxelles, Anvers, le Hainaut. Un peu plus tard Liège et la Flandre occidentale. Ils bloquent toutes les routes avec un grand mur. Et finalement, vous vous retrouvez tous parqués autour d’Ostende et au fond des Ardennes. Dans des conditions de vie misérables. En plus, on vous traite de menteurs, de violents, de terroristes. Eh bien, remplacez Ostende par Gaza, et les Ardennes, par la Cisjordanie, vous avez exactement ce qu’a fait Israël !
A propos de désinformation, les Belges ont quand même eu un fameux avertissement, non ? La RTBF a réussi à faire croire que la Belgique avait disparu en une soirée. Alors, prudence, non ? Dans les années 80, au Nicaragua, un gouvernement de gauche voulait éliminer la pauvreté et résister aux États-Unis. Ils ont été attaqués par des terroristes financés par la CIA, on a bloqué les ports et les médias les ont diabolisés. Ils ont été renversés et le pays est retourné à la misère. Un prêtre nicaraguayen, alors ministre de la culture, disait : « Quand je vois ce que les médias racontent sur mon pays que je connais bien, je me dis que je ne dois rien croire de ce qu’ils racontent sur les pays que je ne connais pas ».
Le grand problème, des Belges, des Français, des Européens sur le conflit israélo-palestinien c’est qu’ils sont désinformés. Avec quelques rares exceptions, la télé se met du côté d’Israël.
Quand même le Hamas a commencé et il prend la population palestinienne en otage, non ?
Michel Collon. Non. A propos des roquettes tirées sur des villes israéliennes, on ne nous dit pas que des Palestiniens (Hamas, Fatah et individus) les tirent sur des villes dont on a chassé leurs parents. Ils y habitaient avant ! Pourquoi le cache-t-on ?
Mais surtout : le Hamas a respecté la trêve pendant des mois. Or, cette trêve avait plusieurs conditions. Israël devait lever le blocus qui étranglait Gaza, il ne l’a pas fait. Il ne devait plus commettre d’agressions militaires, il en a commis. L’Égypte devait ouvrir ses frontières, cela n’a pas été fait. En réalité, c’est Israël qui n’a pas respecté la trêve.
Le Hamas, c’est quand même des fondamentalistes. Des progressistes peuvent-ils les soutenir ?
Michel Collon. D’abord, pendant des décennies, quand le Hamas n’existait pas encore, Israël a tout fait pour détruire le Fatah d’Arafat et les mouvements palestiniens de gauche. Ensuite, comme le Hebzollah au Liban, le Hamas semble d’accord de respecter le mode de vie de l’ensemble des populations à Gaza.
Les gens ont voté Hamas, s’estimant trahis par les précédents dirigeants palestiniens. Si vous interrogez des Palestiniens de gauche et laïcs, ils ont voté pour le Hamas parce c’est le parti qui résiste. Il est faux de dire que le Hamas prend les Palestiniens en otage, ce sont tous les Palestiniens qui refusent et refuseront toujours la colonisation, même si demain le Hamas était totalement détruit.
Enfin, on nous dit ensuite de façon un peu raciste que ces gens sont des musulmans et qu’ils sont des fanatiques… Qu’on m’explique alors pourquoi les USA organisent des coups d’Etat pour renverser Chavez, un fervent chrétien ! Ou Evo Morales, un Indien. Au Venezuela, avant Chavez, 80 années de richesse pétrolière ont produit 80 % de pauvres. L’argent partait dans les poches d’Exxon. Chavez, Evo, les Irakiens ou les Palestiniens : rien à voir avec la religion, tout à voir avec pillage des ressources de ces pays.
Mais en Palestine, il y a peu de ressources naturelles…
Michel Collon. Le Moyen-Orient forme un ensemble. Les Arabes se voient comme une seule nation. Ce sont les colonisateurs qui ont divisé la région pour mieux la contrôler. Les Britanniques, puis les États-Unis ont veillé à mettre le pétrole aux mains des rois, des riches saoudiens et autres marionnettes pendant que le reste du monde arabe se débat dans la pauvreté et le sous-développement. Israël est surarmé par Washington pour être le gendarme du Moyen-Orient. De plus, il veut construire un pipe-line qui en fera le distributeur du pétrole irakien sur la Méditerranée.
Israël prétend qu’il n’y a personne en face pour négocier et que la paix est impossible.
Michel Collon. La paix est possible au Moyen-Orient. Il faut créer un seul État garantissant tous les droits à tous : juifs, musulmans, chrétiens ou athées. Un État ne peut pas être fondé sur une religion privilégiée, excluant ou rabaissant les autres. Un seul État, un homme une voix, et le droit au retour pour ceux qui ont été chassés.
Beaucoup de Palestiniens et d’Israéliens pensent qu’il faudra une solution transitoire avec deux États. A eux de trancher. Sans doute qu’avec toute la haine qui a été semée, il faudra une ou deux générations pour arriver à une coexistence harmonieuse. Mais je maintiens qu’Israël est l’État le plus raciste au monde, pratiquant le nettoyage ethnique contre les Arabes. Pour arriver à une solution il faut mettre fin à ce racisme. Un État comportant plusieurs cultures, n’est pas un appauvrissement, mais un enrichissement.
Je pense qu’avec ces provocations et ces destructions terribles, Israël ne veut pas la paix. Il refuse de négocier en sachant que cela risque de provoquer des attentats. Il aura ainsi un prétexte pour justifier ses nouvelles déportations et annexions.
Le ministre belge des affaires étrangères Karel De Gucht et ses collègues européens semblent prendre une position neutre dans l’histoire…
Michel Collon. De Gucht n’est absolument pas neutre, et l’U.E. non plus. Elle vient de voter pour Israël un statut de quasi-membre de l’Union européenne alors qu’Israël viole toutes les résolutions de l’ONU et le droit international depuis des dizaines d’années ! Elle a qualifié de ‘terroriste’ le gouvernement Hamas élu démocratiquement, ce qui a donné le feu vert à l’agression. Quand la ministre des affaires étrangères israélienne dit qu’Israël défend les valeurs de la communauté internationale devant Sarkozy, celui-ci applaudit. Quand on voit comment Sarkozy, Merkel, De Gucht et compagnie ont a soutenu Israël tout le temps, je dis que ce sont eux qui bombardent en notre nom. Va-t-on continuer à le tolérer ?
C’est surtout la population belge d’origine immigrée qui se mobilise actuellement. Pourquoi y a-t-il encore tellement d’indifférence et de passivité des travailleurs « belgo-belges » ?
Michel Collon. Ils sont maintenus dans l’ignorance. Mais la guerre en Palestine fait partie d’une guerre globale Nord Sud qu’on mène en notre nom. On ne peut comprendre le monde d’aujourd’hui si on ne comprend pas pourquoi la richesse est au Nord et la pauvreté au Sud.
Les grosses sociétés européennes ont volé l’or et l’argent de l’Amérique latine, les minerais, le caoutchouc et les esclaves de l’Afrique (avec notre Léopold II coupant les mains quand on refusait de travailler pour lui), et le pétrole du Moyen-Orient. Aujourd’hui, le tiers monde reste pauvre car les multinationales s’y installent en payant les travailleurs une misère, en interdisant les syndicats en corrompant les dirigeants politiques et la police. Donc, toute la richesse du sud continue de partir vers le nord. Ceci place les travailleurs belges devant un choix moral : se ranger du côté des volés ou des voleurs ? Réclamer justice ou faire l’autruche en espérant profiter un peu du vol ?
Nous devrions témoigner de plus de curiosité et d’ouverture. En Belgique, nous avons en Belgique la chance d’avoir des immigrés, y compris des travailleurs sans-papiers. Il faut parler avec eux, les écouter. On peut en apprendre beaucoup ! Les Arabes vous expliqueront ce qu’a fait l’Europe au Moyen-Orient depuis des siècles. Les Noirs vous expliqueront ce qu’elle a fait au Congo. Les Latinos pourquoi il y a encore 44 % de pauvres alors que l’Amérique latine est très riche.
Je compare la situation actuelle au Titanic. Avec les très riches en première classe, les classes moyennes et les travailleurs qui sont dans la troisième classe sans beaucoup de confort mais ils sont dans le bateau. Seulement le Titanic fonce vers le désastre car le capitaine et surtout les armateurs gagnent gros. Sur le dos de ceux qui rament, les esclaves du Sud.
Les travailleurs belges veulent-ils rester dans le Titanic, fondé sur l’appauvrissement du tiers-monde et qui, après la crise financire, s’en prépare d’autres, peut-être plus graves encore ? Car le nombre de pauvres n’a pas cessé d’augmenter dans le monde depuis 20 ans. Veut-on couler avec le Titanic ou choisir une autre façon de naviguer basée sur des rapports justes entre le Nord et le Sud ?
En Europe, ce choix est faussé par une info comme Coluche la dénonçait.
Que faire alors ?Michel Collon. Depuis quelques années, je travaille avec l’équipe Investig’Action, et mon site www.michelcollon.info pour décoder l’info, donner la parole aux exclus de l’info officielle, montrer les images cachées, apprendre à repérer les médiamensonges.
Beaucoup de gens m’écrivent, dégoûtés par la presse et découragés, car on ne les écoute pas. Il faut une stratégie collective pour que les gens puissent tester l’info et devenir actifs. L’info est un droit qui se conquiert et ne tombe pas du ciel. Comme tous les autres droits.
Ça nécessite une démarche active. Par exemple, si un responsable syndical a encore un doute sur qui est l’agresseur et le colonisateur entre Israël et les Palestiniens, qu’il organise donc pour tous ses affiliés un débat avec les deux parties, qu’il s’informe sur Internet, auprès des syndicalistes palestiniens et auprès de ceux que la télé exclut de ses débats !
Pour conquérir le droit à une information de qualité, complète et non manipulée par des intérêts, nous avons besoin d’un mouvement citoyen pour l’information, à la base. « Nous sommes tous des journalistes ! »
Que dieu vienne en aide à Gaza !
[Mise à jour] Affaire Erraji, blog en grève pour 24 heures
15/09/08
Mise à jour du 19/09/2008 : La Cour d’appel d’Agadir a annulé jeudi la peine infligée en première instance au blogueur Mohamed Erraji et décidé l’abandon des poursuites contre l’intéressé … C’est ce qu’on peut lire aujourd’hui sur le site de la MAP. J’en suis très heureux de l’apprendre et j’en félicite Mohammed ERRAJI et sa famille.
En signe de solidarité, Passion Technonologeek est en grève durant la journée du 15 septembre pour la libération du boggeur marocain Mohammed ERRAJI et pour une justice équitable au Maroc.
Pour le soutenir et en savoir plus sur son affaire, visitez http://helperraji.com/
Vous connaissez pas Olivier Martinez ?
27/03/08
Edit : Eric l’a annoncé cet après midi, il vient d’être reconnu responsable du contenu de Fuzz.fr et condamné à payer 1000 € de dommages et intérêts et 1500 € de frais de justice.

Olivier Martinez est la personne la plus détestée de la blogosphère francophone en ce moment, pour avoir poursuivi Eric Dupin, administrateur de Fuzz et de Presse Citron, en justice. La suite >
Mabrook* à l’ex-prisonnier de Facebook !
19/03/08
En voilà une bonne nouvelle que je viens d’apprendre ce matin en consultant mes flux RSS : Fouad Mourtada vient d’être gracié par le souverain du royaume à la veille de Eid El Mouloud !
Comme tous les blogueurs marocains j’en suis très ravis et je présente mes félicitations à Fouad ainsi qu’à la famille Mourtada.
* Mabrook ou Mabrouk : Félicitations


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